Alain Tripier dénonce les « rencontres dites professionnelles »

Les paradoxes des rencontres professionnelles 

« Les réunions, séminaires, symposiums et autre journées d’études à base de tables rondes tournent de plus en plus souvent à la catastrophe.

Le plus souvent, chacun vient en réalité faire la promotion de son activité, sans aucunement dialoguer avec qui que se soit.  Les tables rondes se réduisant à une série de monologues, dépassant le temps initialement prévu, réduisant à rien ou presque  le dialogue entre participants et avec la salle.  Que dire quand  ces manifestations sont  facturées à des tarifs très élevés qui viennent grever les budgets de formation permanente des employeurs !  Il est sans doute plus agréable, moins chronophage et de toute façon moins couteux de rencontrer un fournisseur potentiel au cours d’un rendez-vous en tête à tête !

Par ailleurs, dans ces cénacles, les codes vestimentaires et d’apparence en vogue  imposent  aux hommes d’être débraillés, voire négligés pour être dans le coup. Une pratique approximative de la langue française émaillée d’expressions plus ou moins vulgaires et de mots qui reviennent « juste » trop souvent,  complètent fréquemment   le tableau.  Alors que ce négligé semble vouloir signifier que l’on se rapproche de l’auditoire,  lorsqu’ils parlent métier les intervenants jargonnent de façon plus ou moins hermétique face à un public perdu dans les acronymes et les détails techniques pompeux, la plupart du temps sans aucun intérêt. »

Alain Tripier, Sereho, un des leaders des études marketing.

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